Introduction
Il y a des nouveautés qu’on repère tout de suite dans une nouvelle version. Et puis il y a celles qu’on comprend en travaillant sur un vrai modèle.
Le Pousser-Tirer multiface de Rhino 9 fait partie de celles-là.
Jusqu’ici, dès qu’on voulait décaler plusieurs faces liées entre elles, on arrivait vite dans une zone moins directe. Avec Rhino 9, on peut maintenant sélectionner plusieurs faces d’un seul coup dans Pousser-Tirer et appliquer le décalage en une seule opération.
Dit comme ça, ça reste abstrait. En pratique, ça ouvre des cas très concrets.
Ajouter un jeu autour d’une pièce
Premier exemple : une trappe vient s’insérer dans un pegboard, mais elle entre sans jeu.
Le besoin est immédiat : ajouter 0,5 mm tout autour pour que la pièce puisse être attrapée et remise en place sans forcer.
Dans Rhino 9, on isole l’objet, on lance Pousser-Tirer, on sélectionne toutes les faces du pourtour, on valide, puis on entre la valeur.
Ce qui est intéressant, ce n’est pas seulement de sélectionner plusieurs faces. C’est que Rhino suit correctement la logique du volume, y compris dans les angles. On n’obtient pas juste un décalage “par morceaux”. On obtient une géométrie qui tient.
Pour tous ceux qui modélisent des pièces avec emboîtement, logement ou jeu fonctionnel, ça parle tout de suite.
Reprendre une épaisseur de mur
Deuxième cas : une tiny house avec des murs de 150 mm, qu’on veut ramener à 100 mm.
Même principe. On sélectionne les faces concernées, on valide, puis on applique un décalage de 50 mm dans la bonne direction.
Là aussi, l’intérêt apparaît vite : Rhino gère proprement les rencontres entre les zones modifiées. On ne travaille plus face par face dans son coin. On agit sur un ensemble de surfaces qui participent au même volume.
Sur un modèle d’architecture intérieure, d’agencement ou d’enveloppe simple, ce genre de reprise arrive tout le temps.
Créer un relief sur plusieurs surfaces
Troisième exemple : créer une surépaisseur sur plusieurs régions d’une polysurface.
Après avoir projeté les courbes sur la surface, on peut sélectionner plusieurs régions avec Pousser-Tirer et les extruder en une seule fois.
C’est là qu’on voit bien le changement de statut de la commande. Elle ne sert plus seulement à déplacer une face isolée. Elle devient une vraie option pour modifier un volume plus construit, avec plusieurs zones à faire évoluer ensemble.
Pourquoi je retiens cette évolution
Pour quelqu’un qui utilise aussi Fusion, l’intérêt est immédiat : ce type de modification, on a l’habitude de le faire en une commande.
Là où cette évolution est réussie, c’est qu’elle ne plaque pas simplement dans Rhino un confort qu’on connaissait ailleurs. Elle s’inscrit très bien dans sa logique propre : modifier directement une géométrie, sans dépendre d’une arborescence de construction rigide.
Avec le Pousser-Tirer multiface, Rhino devient plus direct sur des opérations très courantes : ajouter un jeu, reprendre une épaisseur, créer une surépaisseur, ajuster plusieurs faces d’un même volume.
Autrement dit, Rhino 9 corrige un manque, mais il le fait d’une manière cohérente avec son ADN.
Vidéo Youtube
Je mets aussi la vidéo ci-dessous. Sur ce type de fonction, la démonstration parle d’elle-même.




